Le garçon qu'on ne voyait pas
Lucas connaît la meilleure façon de traverser la cour sans attirer l'attention : baisser les yeux, ne pas répondre, se faire oublier. Jusqu'au jour où se taire ne suffit plus.
Puis Louis arrive dans sa classe, avec un cartable énorme, de grandes lunettes et un vieil astrolabe hérité de son grand-père. Arthur remarque vite le nouveau. Les rires commencent, les regards se détournent. Lucas voit tout. Il voudrait intervenir. Les mots restent coincés.
Entre les cartes du ciel, les biscuits partagés et les matchs improvisés, une amitié se construit malgré tout. Mais Lucas se retrouve bientôt avec un secret qu'il n'aurait jamais dû garder. Il est persuadé qu'il peut encore arranger les choses seul. Plus il attend, plus la distance grandit entre Louis et lui.
Pour ne pas perdre Louis, Lucas devra enfin choisir : continuer à se faire oublier, ou accepter d'être vu.
LUCAS — Le garçon qu'on ne voyait pas ouvre la série DANS LA COUR : des histoires consacrées à ce que les enfants ne montrent pas toujours aux autres. Un roman qui place le témoin au cœur du harcèlement scolaire, et montre combien il peut être difficile, mais essentiel, de parler.
Un nouvel élève arrive dans la classe de Lucas. Pour son premier jour, Louis trébuche avant même d'atteindre sa table.
Un rire traverse aussitôt la classe. Le nouveau remonte ses grandes lunettes sur son nez et se relève comme s'il n'avait rien entendu.
Lucas ne rit pas. Il connaît la meilleure façon d'éviter les moqueries : baisser les yeux, se faire petit et attendre qu'elles changent de cible.
— Je vous présente Louis, annonce Monsieur Moreau, le directeur. Je compte sur vous pour lui faire bon accueil.
Au fond de la classe, Arthur croise les bras. Il lui suffit de sourire pour que deux garçons recommencent à ricaner.
Madame Toudic désigne l'unique place vide, juste à côté de Lucas.
— Tu peux t'installer là.
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Chaque tome donne la parole à un enfant différent, confronté à ce qu'il ne montre pas toujours aux autres.
Le témoin qui voit tout, et qui doit apprendre à parler.
Adèle paraît forte. Peut-être parce qu'elle n'a pas le choix. Chez elle, loin des regards, Adèle endosse un poids qu'aucune enfant ne devrait porter seule.
LUCAS ne se referme pas sur une dernière page. Le livre se termine par une section « Après la lecture » qui donne des repères concrets aux enfants témoins ou victimes de harcèlement, et rappelle le 3018, le numéro national gratuit, anonyme et confidentiel contre le harcèlement scolaire. Une lecture qui s'inscrit naturellement dans les temps de sensibilisation menés en classe, notamment autour de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l'école.
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